Stop à la pollution des rivières par les médicaments !

Mauvaise nouvelle pour l’écologie : selon une vaste enquête internationale publiée récemment, 258 rivières de la planète sont polluées par des résidus médicamenteux. La concentration de ces molécules dans l’eau serait dangereuse pour l’environnement dans un quart des sites étudiés.

Antibiotiques, antidépresseurs…

Le sulfaméthoxazole et la ciprofloxacine (deux antibiotiques), ainsi que le propranolol (un bêta- bloquant fréquemment utilisé dans le traitement de l’hypertension) sont en tête des résidus retrouvés dans les rivières du globe. Mais ce n’est pas tout : l’étude, dirigée par l’université d’York en Angleterre et menée avec des scientifiques issus de 86 établissements de recherche dans le monde, dont l’Institut national de recherche (français) pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (Inrae), révèle aussi la présence d’antidépresseurs, d’analgésiques, d’antihistaminiques, de caféine ou encore de nicotine.

Les pays en développement très touchés

Dans le détail, les chercheurs, qui ont analysé l’eau de rivière sur les cinq continents de 2018 à 2022, montrent que les niveaux de pollution aux médicaments sont particulièrement élevés à Lahore au Pakistan, à La Paz en Bolivie et à Addis-Abeba en Ethiopie. Des pays qui traitent peu leurs eaux usées et leurs déchets. En Europe, Madrid, en Espagne, gure au tableau noir. En France, à Paris, 13 substances médicamenteuses ont été détectées dans la Seine.

Écosystèmes en danger

Les médicaments que nous consommons se retrouvent dans les eaux usées qui se déversent ensuite, pour partie, dans les rivières. Or ces résidus entrent ainsi en contact direct avec la faune et la flore des écosystèmes aquatiques, ce qui perturbe leurs cycles de vie. D’autant que certaines molécules, peu nocives à faible dose et quand elles sont isolées, peuvent se combiner et provoquer une multitude de conséquences délétères sur les organismes exposés (e et cocktail). Des retombées toxiques ont déjà été observées sur certaines espèces d’algues, de coquillages et même de poissons. Ce phénomène en cascade peut par exemple modifier leur croissance et impacter fortement leur reproduction.

Comment lutter ?

Les médicaments que nous ingérons sont éliminés par nos urines ou nos excréments. Même après un passage par les stations d’épuration, les eaux usées contiennent encore des résidus de ces produits lorsqu’elles sont rejetées dans les rivières. Pour protéger les cours d’eau, il faut éviter la surconsommation de médicaments (bien respecter les ordonnances par exemple), rapporter les produits périmés ou non consommés à la pharmacie et, surtout, ne jamais les jeter dans les toilettes.

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